Epilogue 

L’année 2014 laissera une profonde empreinte dans la vie de Jack Harris car le perpétuel battant que nous avons connu, a soudainement baissé les bras comme si, de manière soudaine, il avait perdu le goût de vivre.

 

Sa crise de désespoir a puisé ses racines dans la souffrance éprouvée devant la situation déliquescente dans laquelle est plongée la France depuis plus d’une décennie. Le poète chez qui le mot "Honneur" prend une signification toute particulière à tel point que Madame Raymonde Pitoeff, dans une critique sur l’un de ses devoirs lorsqu’il étudiait à l’Ecole A.B.C. de Paris, lui avait écrit "Vous n’êtes pas de votre temps, vous êtes né trop tard dans un monde trop neuf, vous êtes un descendant du Siècle des Lumières".

 

N’oublions pas que Jack Harris engagé volontaire dans la Marine, lorsqu’il embarqua sur un premier navire, la France avait comme Président de la République le Général Charles de Gaulle. Le jeune marin se sentait fier de servir un pays dont l’aura resplendissait dans la totalité des nations où il eut l’occasion de faire escale.

 

Jack Harris conserva tout au long de sa vie ce profond esprit patriote dans lequel se trouvait inscrit la devise "Honneur et Patrie" que la Marine Nationale lui avait inculquée.

 

Cet amour, ce respect pour sa patrie, fut la force mentale qui l’anima tout au long de son existence mais qui finit, hélas, par le détruire. Jamais le poète au cours de sa vie n’a sollicité la moindre subvention, la plus infime contribution. Pour effectuer l’impression de ses ouvrages littéraires comme d’ailleurs pour chacune de ses autres créations, il n’hésita pas à sacrifier le bien-être de son foyer afin de financer l’achat des fournitures indispensables à la réalisation de ses œuvres. Seul lui importait d’apporter sa contribution afin d’enrichir le patrimoine national.

 

Si nous devions donner une preuve de sa notoriété en dehors de nos frontières, il suffirait de prendre pour exemple le poème suivant :

 

Au peuple grec

 

J’éprouve de la peine, où mieux, de la souffrance

En voyant le chaos qui atteint ce pays;

Devant la corruption naît la désespérance

Puisque semble étouffée l’action des Érinnys.

 

Le peuple a négligé les liens privilégiés

Qu’il avait autrefois à l’égard de ses dieux

Préférant se livrer avec les poings liés

A adorer l’Argent, ce maître dangereux

 

Qui a tout corrompu, les esprits et les cœurs,

En faisant miroiter des richesses fictives,

Menant ainsi les foules aux pires des malheurs

Jusqu’à ce qu’elles n’aient plus aucunes alternatives.

 

Mes racines ont puisé dans le sol de l’Attique

Et je tire ma force au seul nom d’Athéna,

Dernier des survivants de l’époque héroïque

Je crois en ces héros qu’Homère nous conta.

 

Que les grecs reviennent aux écrits des Annales

Et sur la prophétie de la race de fer,

Pour y puiser la force de briser le scandale

Enchaînant à jamais les forces de l’Enfer.

 

Cendrieux, le 24 février 2014

© Jack Harris

A l’occasion de la fête de Pâques Orthodoxe, le grand poète grec Ioanis Bozikis lui adressa le message suivant :

 

Très Révérend Père Jack, bonjour et Christos Anesti !

Je vous remercie de tout mon cœur pour ce très joli poème qui rend hommage à mon peuple. Si vous le permettez, je le traduirai en langue grecque pour le faire entendre ici à Athènes.

Je vous prie d’excuser mon retard.

Amitiés sincères Bon Dimanche

Jean Ioannis Bozikis

 

Le 6 mai 2014, son amie belge Mickaéla Copin, lui adressait le courriel suivant :

 

Cher papy Jack, je vous écris la lettre reçue de la ministre de la culture :

 

Chère mademoiselle Copin,

Le manuscrit que vous m'avez transmis concernant votre ami Monsieur Jack Harris a retenu toute mon attention, je vous prie de croire qu'après les élections, je m'occuperais personnellement de son cas . ce grand Monsieur de la littérature a droit au plus grand des respects et je me dois de lui venir en aide.

Je suis sur la liste numéro 5, j'espère avoir votre vote. Bien à vous.

 

Je pense que ces messages sont suffisamment explicites, or si Jack Harris fut reconnu à l’étranger il n’en fut pas de même de la part de la France ce qui eut pour effet de le pousser au désespoir, mais suivons plutôt le fil des événements que le poète rapporta dans leur chronologie à l’une de ses fidèles amies.

 

 

En juin 2007, Mr Bernard CAZEAU, Président du Conseil Général de Dordogne et Sénateur a établi une première demande auprès du Préfet afin, qu’aux vues de mon travail, me soient décernées les Palmes académiques.

 

En mai 2011, Mr. Germinal Peiro, Député de la Dordogne, à rappelé les demandes précédentes mais en précisant que je sois nommé Chevalier des Arts et des Lettres en raison de mes actions pour défendre la culture française à l’étranger.

 

Bien entendu, je n’attendais pas de réponse favorable étant donné que nous étions sous le gouvernement Sarkosy. Aussi, dès le changement de gouvernement, sitôt que fut nommée la Ministre de la Culture, j’ai adressé à Aurélie Filippetti, en date du 22 juin 2012, une copie des demandes faites par le Sénateur et le Député, copies accompagnées d’un exemplaire de mon dernier roman "Les amants de cœur", ainsi qu’un fascicule de 90 pages "Parcours atypique d’un enfant d’Aulnay", dans lequel se trouvaient regroupés, mon C.V., ma biographie, des extraits d’ouvrages, de même que des livres d’or, bref... la plupart des éléments qui se trouvent sur mon site.

 

Le 18 juillet 2012, la chef de cabinet de la ministre m’a répondu : "La ministre a pris connaissance de vos envois et m’a chargée de vous en remercier." Réponse laconique qui ne dit absolument rien sur la suite éventuelle qui pourrait être donnée.

Quelques temps plus tard, en regardant la télévision, j’apprends que Bruce Willis a été élevé au mois de février 2013 lors de son passage à Paris au titre de Commandeur des Arts et des Lettres par Aurélie Filippetti, et là mon sang n’a fait qu’un tour!....

 

Aussi le 9 mai 2013, j’adressais à la Ministre un second courrier lui rappelant celui du 22 juin 2012  et dans lequel je lui disais: "J’espérais néanmoins que le gouvernement socialiste mettrait un point d’honneur à réparer cette injustice par une reconnaissance officielle qui soit non pas matérielle, mais uniquement morale. Il est vrai que je ne m’appelle pas Bruce Willis, et que comme dit le proverbe, : "nul n’est prophète en son pays". Le président François Mitterand, son épouse Danielle, le Ministre de la Culture Jack Lang ont eu, eux, la politesse mais également la courtoisie, la délicatesse, de me répondre personnellement lorsque je leur ai adressé des ouvrages. Force est de constater que cela n’a pas été votre cas - un simple remerciement obligé signé de la main de votre Chef de Cabinet - voilà qui était suffisant à vos yeux pour vous débarrasser d’un importun. La morale se perd dans notre pays."

 

Ne recevant aucune réponse à cette lettre recommandée avec accusé de réception, le 17 juin 2013 j’adressais un courrier à François Hollande pour lui dire l’incorrection totale de sa ministre.

 

Le 4 juillet 2013, un Chef de Cabinet M. Pierre Bernard, dans une lettre très courtoise me faisait savoir qu’il accusait réception de mon courrier ainsi que du petit fascicule qui l’accompagnait, me donnant même des précisions sur son contenu pour me prouver qu’il avait été regardé avec sérieux. Plus loin il me stipulait : "Par ailleurs, je n’ai pas manqué de signaler votre démarche à l’attention de la Ministre de la Culture et de la Communication qui vous tiendra directement informé de la suite susceptible d’y être réservée".

 

Le 21 août 2013, j’adressais un second courrier au Président afin de lui dire ma colère car Filippetti n’avait donné aucun signe de vie prouvant par là qu’elle se moquait totalement des instructions qui lui avait données, ainsi que du peu de respect qu’elle avait à l’égard des élus comme des personnes qui s’adressaient à elle.

 

Le 25 août 2013 une autre chef de cabinet se contentait simplement de me dire qu’elle était chargée de rappeler ma démarche auprès de la ministre de la culture.

Voilà avec exactitude les faits qui se sont produits.

 

 

Cette fin de non recevoir, cette indifférence affectèrent gravement le moral de l’artiste qui n’hésitait pas à dire : « Pour moi cette reconnaissance est uniquement une question de principe étant donné que cela ne changerait rien à mon quotidien.»

 

Début 2013, souffrant chaque nuit d’importantes migraines en raison du masque respiratoire qu’il portait la nuit, et afin d’apaiser ses douleurs il fit un usage régulier et important de paracétamol. L’emploi de ce médicament venant s’ajouter à ceux qui lui étaient prescrits depuis des années pour le diabète, le cholestérol, mais aussi le cœur, se transforma lentement en un mauvais cocktail qui ne fit pas bon ménage avec son état dépressif. Ainsi entre le début du mois de mai 2014 à la fin juillet, le poète maigrit de treize kilos et perdit totalement l’envie de vivre. Le poème qu’il rédige le 24 juillet 2014 exprime pleinement son ressenti.

 

                 Je sens venir la mort

 

Je sens venir la mort qui doucement s’approche

Pareille à un félin qui guetterait sa proie,

Allant à pas feutrés au rythme d’une cloche

Faisant tinter le glas uniquement pour moi.

 

Je sens venir la mort qui veut venir me prendre,

M’enlacer en ses bras squelettiques et visqueux,

Je résiste, me bats l’obligeant à attendre

Espérant échapper à ce jour ténébreux.

 

Je sens venir la gueuse affublée de haillons

Dont flottent les lambeaux ballottés par un vent

Surgissant d’outre-tombe en violents tourbillons

Avec des cris rageurs qui causent le tourment.

 

Je sens venir la gueuse et sa mauvaise haleine

Dont le parfum vomit est si particulier,

Je m’en éloigne donc mais avec grande peine

Sachant bien que son but est de m’empoisonner.

 

Je sens venir la mort chasseresse intrépide

Qui ne respecte rien, surtout pas ses victimes,

Dont l’unique pensée cherche à créer le vide

Sans le moindre remords à l’égard de ses crimes.

 

Cendrieux, le 24/07/2014

 

La prescription de pénicilline dans le but d’enrayer une mauvaise bronchite sera le déclencheur qui le conduira le 31 juillet 2014 au service des Urgences de l’hôpital de Périgueux où il restera hospitalisé jusqu’au 6 août. L’hépatite médicamenteuse  dont il souffre va désormais exiger de lui un long repos ainsi qu’un suivi médical sérieux.

 

Toutefois, depuis juillet 2012, ayant la main droite en partie paralysée suite à de l'arthrose dans les cervicales ce qui eut pour effet de lui bloquer le canal carpien ; cet handicap lui fut néfaste d'autant plus que pour parfaire le tout des problèmes de vue vinrent s'ajouter en raison du diabète. Puis dès les premiers mois de 2015, il ressentit les premiers symptômes de la maladie de Parkinson. Constatant l'aggravation de son état, en janvier 2016 il prit la décision de consulter un neurologue à l'hôpital de Périgueux.  « Je ne redoute pas la mort que je sens présente autour de moi, tout comme un loup affamé qui attend le bon moment pour se saisir de sa proie, mais je lui demande de patienter encore deux ans avant de festoyer, car je souhaiterais pouvoir partir sans avoir aucune dette et en ayant assuré au maximum l'avenir de mon épouse et de nos deux enfants qui vivent encore auprès de nous. » 

 

    Cloîtré dans le souvenir de son amour pour l'Irlande, c'est au mois de mars 2015 qu'il publie "Du coq à l'âne", important ouvrage de poésie. Puis, le 31 août, en compagnie de son épouse Nicole et de leur fille Audrey-Parme, ils embarquent à bord d'un car touristique pour effectuer durant une semaine un très long parcours en terre irlandaise. Le fait de reprendre pied sur un navire pour rejoindre l'île lui rappellera les nombreux souvenirs de la période durant laquelle il servit dans la Marine, ce qui se révélera comme une résurrection . Quant au second voyage en terre celtique il sera pour le poète un véritable bain de jouvence dans lequel il puisera son inspiration. Aussi, dès son retour en France, il rédigera et publiera en novembre 2015 "Voyage à  travers la poésie", ouvrage qui précédera "Voyages Poétiques" publié  en décembre de la même année. Il commencera également la rédaction d'un nouvel ouvrage "Le voyageur immobile en Irlande".

 

    Rappelons encore que le poète a créé le site informatique http://harrisjack.wix.com/jack-harris sur lequel il présente le reportage détaillé et illustré des voyages réalisés sur un pays qu'il affectionne particulièrement et qu'il considère comme sa seconde patrie.
 

 

Mise à jour par Jocelyn

AVIS

A consulter également l'autre site de Jack Harris vous invitant à découvrir l'Irlande

http://harrisjack.wix.com/jack-harris

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